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La forêt amazonienne
La porte de l'Amazonie française, terre de biodiversité et de cultures métissées.
Identité
Les peuples de la forêt
La Guyane est habitée depuis plusieurs millénaires par des peuples amérindiens. Aujourd’hui, les Kali’na sont notamment présents sur le littoral, tandis que les Teko et Wayãpi vivent surtout dans l’intérieur et les Palikur principalement dans l’est. Leurs savoirs botaniques, techniques et spirituels sont étroitement liés aux milieux amazoniens.
El Dorado, la cité d'or
À partir du XVIe siècle, des explorateurs européens recherchent l’El Dorado dans l’espace des Guyanes. L’affirmation selon laquelle les peuples amérindiens auraient dit que « l’or était dans les chants » n’est pas étayée par une source fiable.
Les peuples amérindiens — notamment Kali’na, Palikur, Teko, Wayãpi et Wayana — et les peuples bushinengués perpétuent des savoir-faire variés : céramique, sculpture, vannerie en arouman, travail du coton, de la calebasse et du bois.
Le tembé est une expression artistique présente chez plusieurs peuples bushinengués. Il prend notamment la forme de sculptures et de peintures sur bois, de décors géométriques et d’objets ornés.
Le travail du bois s’appuie sur des essences guyanaises dans un cadre réglementé. L’orpaillage est une activité extractive distincte de l’artisanat ; ses formes illégales ont de lourds impacts environnementaux, sanitaires et sociaux.
La Guyane réunit de nombreuses traditions : carnaval créole, Nouvel An hmong à Cacao, musiques aléké et kasékò, fêtes et savoir-faire propres aux peuples amérindiens et bushinengués. Ces pratiques sont diverses, vivantes et évolutives ; elles ne se résument pas à une opposition entre traditions et modernité.
Climat équatorial humide avec deux saisons des pluies. La forêt amazonienne couvre 96 % du territoire. Chaleur constante (26–30 °C) et hygrométrie élevée toute l'année.
Bouillon d’awara, plat emblématique de la cuisine créole souvent préparé à Pâques, couac de manioc, poissons en court-bouillon, viandes boucanées et spécialités des marchés illustrent la diversité culinaire guyanaise.
Spécialités artisanales
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sur Guyane — histoire, nature, culture et traditions
La communauté

Cosmétiques naturels à base de plantes caribéennes. Savons, huiles et soins élaborés avec des ingrédients récoltés en Guyane.

Mobilier et décoration en bois tropical. Tables, luminaires et objets sculptés dans des essences locales à Saint-Laurent-du-Maroni.
À découvrir
La Réserve naturelle nationale de l’Amana protège une vaste partie du littoral de l’ouest guyanais, entre le fleuve Maroni et la rivière Organabo. Créée en 1998, elle s’étend sur les communes d’Awala-Yalimapo et de Mana, sur environ quarante-cinq kilomètres de côte et près de quinze mille hectares. Elle est surtout connue pour ses tortues marines, mais elle réunit une mosaïque bien plus large de milieux : plages, mangroves, marais d’eau douce, lagunes saumâtres, savanes, forêts sur sables blancs et pinotières. Ces écosystèmes évoluent au rythme des dépôts de vase, de l’érosion et des déplacements du trait de côte. Quatre espèces de tortues peuvent venir y pondre : luth, verte, olivâtre et imbriquée. Les zones humides accueillent également une avifaune remarquable, notamment des ibis rouges, spatules rosées, tantales, limicoles et oiseaux migrateurs. La réserve ne possède pas une entrée unique. Les plages, mangroves, marais et forêts ont des accès et des règles différents. Certains secteurs sont accessibles depuis les villages, tandis que d’autres demandent un guide, une embarcation ou une autorisation. La Maison de la Réserve à Yalimapo est le meilleur point de départ pour connaître les secteurs ouverts, les conditions de visite et les animations. Les règles peuvent porter sur la circulation, les chiens, le camping, les feux, le prélèvement et les activités nocturnes. Il est interdit de déranger les animaux, de manipuler les tortues ou de prélever des œufs, plantes, coquillages et autres éléments naturels. Les visiteurs doivent rester sur les itinéraires autorisés et rapporter leurs déchets. La chaleur, les moustiques, les pluies et l’isolement exigent une préparation sérieuse. Les pistes peuvent être inondées et la couverture téléphonique irrégulière. Il faut emporter de l’eau, des vêtements adaptés et vérifier les conditions avant de partir. L’Amana est aussi un territoire habité par des communautés kali’na et d’autres populations de l’ouest guyanais. La découverte naturelle doit toujours respecter les lieux de vie et les activités locales.
Histoire & PatrimoineSaint-Laurent-du-Maroni
Le Camp de la Transportation se trouve à Saint-Laurent-du-Maroni et non à Cayenne. L’intitulé « Musée du Bagne de Cayenne » a donc été corrigé : Cayenne conserve des traces de son histoire pénitentiaire, mais ne possède pas de musée autonome portant ce nom. Le principal site muséal consacré au bagne continental est installé dans l’ancien camp de Saint-Laurent. Construit à partir de 1858, le camp recevait les condamnés arrivant de France avant leur affectation dans les pénitenciers et camps répartis sur le territoire. Les cellules, dortoirs, cours, bâtiments administratifs et espaces de quarantaine permettent de comprendre l’organisation du système pénitentiaire colonial. La visite guidée retrace les différentes catégories de condamnés, le travail forcé, la relégation, la déportation politique, les conditions sanitaires et la surveillance. Elle replace également le camp dans l’urbanisme de Saint-Laurent-du-Maroni, ville conçue en grande partie par et pour l’administration pénitentiaire. Une cellule porte des inscriptions associées à Henri Charrière, auteur de Papillon. Le guide permet de distinguer les éléments historiquement documentés du récit littéraire et de ses adaptations cinématographiques. Le camp est aujourd’hui un lieu patrimonial et culturel. Certaines cases accueillent expositions, ateliers, associations, spectacles et événements. Les espaces accessibles peuvent donc varier selon les travaux ou la programmation. Les visites guidées sont proposées toute l’année. De septembre à juin, les créneaux habituels sont le lundi à 15h00 et 16h30, du mardi au samedi à 09h30, 11h00, 15h00 et 16h30, puis le dimanche et les jours fériés à 09h30 et 11h00. En juillet et août, quatre départs sont habituellement proposés chaque jour. Les tarifs publiés sont de 8 € à partir de 17 ans, 5 € de 13 à 16 ans et 4 € de 6 à 12 ans. Les groupes et visites nocturnes possèdent leurs propres conditions. Le contenu traite de violences, de privations et de mortalité. Les adultes doivent préparer les enfants et éviter une approche uniquement centrée sur les anecdotes spectaculaires. Le site comprend des pavés, seuils, bâtiments anciens et zones extérieures chaudes. Une protection solaire, de l’eau et des chaussures confortables sont recommandées.
CultureKourou
Le Centre spatial guyanais est le port spatial de la France et de l’Europe. Installé à Kourou depuis les années 1960, il accueille les infrastructures utilisées notamment par Ariane 6 et Vega-C ainsi que les bâtiments de préparation des satellites et de contrôle des lancements. Pour le grand public, le point de visite permanent est Guyaspace Expérience, ancien Musée de l’Espace entièrement rénové. Le parcours mêle maquettes, écrans interactifs, objets à manipuler, contenus audiovisuels, planétarium et espaces consacrés aux lanceurs, satellites, métiers du spatial et enjeux scientifiques. La visite de Guyaspace dure environ deux heures. L’établissement est ouvert du lundi au samedi de 09h00 à 18h00, ainsi que le premier dimanche du mois ; il ferme alors le lundi de la même semaine. Il est fermé les jours fériés. Les tarifs publiés sont de 10 € pour un adulte, 6 € pour un enfant de moins de dix ans et la gratuité pour les moins de trois ans. Les séances du planétarium et plusieurs ateliers sont inclus selon les créneaux et l’âge. La visite des installations du port spatial est une activité distincte. Elle se déroule en autocar, sur réservation, selon un calendrier dépendant des opérations et des lancements. Les zones accessibles peuvent changer pour des raisons de sécurité industrielle. Une pièce d’identité originale en cours de validité est nécessaire pour les activités organisées à l’intérieur du CSG. Les informations demandées lors de l’inscription doivent être exactes et transmises dans les délais. Les retardataires peuvent se voir refuser l’accès. Le CSG propose également des visites guidées de ses savanes, généralement une fois par mois. Ces sorties gratuites, à partir de huit ans, sont limitées à vingt personnes et exigent réservation et pièce d’identité. Les lancements peuvent être observés depuis différents sites autorisés. Les règles, horaires et fermetures de route sont communiqués pour chaque mission ; il ne faut jamais pénétrer dans une zone interdite ou se garer sur un accès de sécurité. Guyaspace Expérience est accessible aux personnes à mobilité réduite. Les autres activités dépendent des véhicules, des itinéraires et des contraintes de sécurité.
Kourou
Les Îles du Salut forment un archipel situé à environ quinze kilomètres au large de Kourou. Il comprend l’Île Royale, l’Île Saint-Joseph et l’Île du Diable. Le site est connu à la fois pour ses paysages, sa faune et l’histoire du bagne de Guyane. L’Île Royale est la principale île accessible aux visiteurs. Elle conserve l’ancien hôpital, l’église, les bâtiments de l’administration, les quartiers des surveillants, des cellules, le cimetière des enfants et différents vestiges. Une boucle pédestre permet d’en faire le tour en observant la végétation et le littoral. L’Île Saint-Joseph est connue pour ses cellules d’isolement et ses ruines envahies par les racines. Son accès dépend du bateau, de la météo, de l’état des pontons et de la formule choisie. Toutes les traversées ne prévoient pas un débarquement sur Saint-Joseph. L’Île du Diable est interdite au débarquement. Elle est associée à la détention d’Alfred Dreyfus, mais les visiteurs l’observent uniquement depuis un bateau ou depuis l’Île Royale. Les courants du passage sont particulièrement dangereux. La traversée s’effectue depuis Kourou en navette ou catamaran. Les horaires varient selon les opérateurs, mais les départs ont généralement lieu tôt le matin et les retours en milieu ou fin d’après-midi. La réservation est indispensable. Les tarifs 2026 publiés pour une navette vers l’Île Royale sont d’environ 47 € par adulte et 26 € par enfant de moins de douze ans. Les catamarans, séjours sur deux jours et formules avec Saint-Joseph ont des tarifs différents. La mer peut être agitée. Les personnes sensibles au mal de mer doivent prendre les précautions adaptées et suivre les recommandations de leur médecin ou pharmacien. Les traversées peuvent être annulées pour des raisons météorologiques. Sur les îles, il faut prévoir de l’eau, une protection solaire, des chaussures confortables, un répulsif et une protection contre la pluie. Les services de restauration et d’hébergement sont limités et doivent être réservés séparément. Les cocotiers, rochers, quais et zones de baignade demandent de la prudence. Il faut respecter les panneaux et ne pas entrer dans les ruines fermées ou instables.
Kaw – Roura
La Réserve naturelle nationale des Marais de Kaw-Roura protège environ 94 700 hectares de savanes inondées, marais, mangroves, forêts et reliefs situés à l’est de Cayenne. Créée en 1998, elle figure parmi les plus grandes réserves naturelles françaises. La plaine de Kaw forme un paysage presque entièrement aquatique pendant une partie de l’année. La végétation de moucou-moucou, les canaux, les prairies flottantes et les forêts bordant le marais offrent des habitats à une faune exceptionnelle. La réserve est notamment connue pour le caïman noir, espèce rare dont l’observation est recherchée lors des sorties nocturnes. Caïmans à lunettes, oiseaux d’eau, rapaces, ibis, hérons, martins-pêcheurs, singes, paresseux et loutres géantes peuvent également être présents, sans garantie d’observation. Le marais se visite principalement en pirogue ou sur une embarcation adaptée. Les sorties partent du dégrad de Kaw ou sont intégrées à des séjours sur un carbet ou un hébergement flottant. Plusieurs formules existent : découverte de jour, sortie nocturne consacrée aux caïmans ou immersion avec nuit sur le marais. Une excursion autonome n’est pas recommandée. Les chenaux se ressemblent, le niveau de l’eau varie et la végétation peut fermer certains passages. Les guides connaissent les secteurs autorisés, la météo, les règles de navigation et les distances à respecter avec la faune. La route de la montagne de Kaw est longue, sinueuse et humide. Le brouillard, les pluies, les branches tombées et les animaux sur la chaussée imposent une conduite lente. Il faut prévoir suffisamment de carburant et éviter de conduire fatigué après une sortie nocturne. Les visiteurs doivent emporter vêtements longs, imperméable léger, jumelles, eau, lampe autorisée, sac étanche et protection contre les moustiques. Les appareils électroniques doivent être protégés de la pluie et des projections. Il est interdit de nourrir les animaux, de jeter des déchets, de diffuser de la musique forte ou d’utiliser une lumière puissante en direction des caïmans et oiseaux. La sortie doit rester une observation discrète. Les tarifs et horaires varient fortement selon la formule et le prestataire. Une réservation est indispensable, particulièrement pour les sorties nocturnes et les nuits en carbet.
Awala-Yalimapo
La plage des Hattes se situe à l’extrémité occidentale du littoral guyanais, sur la commune d’Awala-Yalimapo, près de l’embouchure du Maroni. Elle est mondialement connue comme l’un des sites historiques de ponte des tortues marines, notamment de la tortue luth, la plus grande tortue marine actuelle. Le rivage appartient au périmètre de la Réserve naturelle nationale de l’Amana. Son aspect peut changer rapidement sous l’effet des bancs de vase, de l’érosion et de l’installation de la mangrove. La longueur de sable disponible et les secteurs réellement fréquentés par les tortues ne sont donc pas identiques chaque année. Quatre espèces peuvent pondre sur les plages de la réserve : tortue luth, tortue verte, tortue olivâtre et, plus rarement, tortue imbriquée. La période la plus favorable à la tortue luth se situe généralement entre avril et juillet, mais aucune présence ne peut être garantie. L’observation se déroule souvent le soir ou la nuit. Il faut marcher sur le sable humide près de l’eau afin d’éviter les nids, rester derrière l’animal et garder une distance importante. Les lampes blanches, flashs, cris et mouvements brusques perturbent la montée, la ponte ou le retour à la mer. Il est interdit de toucher les tortues, les nouveau-nés ou les œufs. Un bébé tortue ne doit pas être porté jusqu’à la mer : le trajet sur le sable fait partie de son développement. Toute intervention doit être laissée aux agents et personnes formées. La baignade n’est pas l’activité principale du lieu. L’océan peut être agité, les courants puissants et le rivage encombré de bois flotté, de vase ou de racines. La plage n’est pas surveillée en permanence. Une sortie accompagnée est vivement recommandée. La Maison de la Réserve peut indiquer les secteurs accessibles, les horaires des animations et les consignes actualisées. Awala-Yalimapo étant un territoire kali’na vivant, il faut également respecter les habitants, les espaces privés et les usages locaux. Les moustiques sont nombreux après le coucher du soleil. Des vêtements longs, de l’eau et un répulsif appliqué avant l’arrivée sur la plage sont recommandés.
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