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L'archipel papillon
L'archipel papillon, entre mer turquoise et volcans luxuriants.
Identité
Les peuples premiers
Des populations amérindiennes occupent l’archipel depuis plusieurs millénaires. Les cultures archéologiques se succèdent et se transforment avant l’arrivée des Européens ; réduire cette histoire à des « Arawaks repoussés par les Caraïbes » est trop simplificateur. « Karukera » est un nom traditionnel souvent traduit par « île aux belles eaux ».
La Soufrière, le vieux père
La Soufrière est un volcan actif. En 1976, une crise phréatique conduit à l’évacuation d’environ 73 600 personnes du sud de Basse-Terre. Les croyances prêtées aux habitants qui auraient refusé de partir ne sont pas étayées par une source fiable.
Les distilleries guadeloupéennes, dont Bologne, Damoiseau et Longueteau, produisent des rhums blancs et vieux. Certains bénéficient de l’indication géographique « Rhum de la Guadeloupe ».
Paniers, chapeaux et nattes sont réalisés en feuilles de latanier selon des savoir-faire transmis localement, notamment à Marie-Galante.
Les bijoutiers guadeloupéens perpétuent l'art du collier-chou, des grains d'or et des bagues créoles, ornements symboles d'identité et de fierté transmis de mère en fille.
Le gwoka associe musique, chants, danses et pratique culturelle. Il s’appuie notamment sur sept rythmes de tambour et s’exprime lors des léwòz. Inscrit en 2014 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, il est transmis dans les familles, les associations et les écoles. Le carnaval guadeloupéen se distingue notamment par ses « mas » et ses groupes à peau.
Climat tropical maritime. Grande-Terre est globalement plus sèche, tandis que Basse-Terre, montagneuse, est beaucoup plus arrosée. Le Carême est la saison la plus sèche et l’Hivernage la plus humide ; le risque cyclonique est surtout concentré de juin à novembre.
Soupe de z’habitant aux ouassous, chatrou à la créole, poulet boucané, bokit et tourment d’amour figurent parmi les spécialités de l’archipel. Le ti-punch accompagne souvent ces saveurs créoles.
Spécialités artisanales
Quiz
sur Guadeloupe — histoire, nature, culture et traditions
La communauté

Torréfacteur artisanal de café et cacao de Guadeloupe. Nos grains sont récoltés sur les pentes de la Soufrière et torréfiés lentement pour révéler tous leurs arômes.

Objets d'art et souvenirs culturels caribéens. Sculptures, instruments de musique et jeux traditionnels fabriqués par des artisans de Pointe-à-Pitre.

Créations artisanales pour enfants : jouets en bois, vêtements colorés et bijoux fantaisie inspirés du patrimoine caribéen. Tout est fabriqué à Basse-Terre avec des matériaux sûrs et naturels.

Confitures, épices et chocolats artisanaux des Antilles. Nous transformons les fruits et épices locaux en délices gourmands depuis Sainte-Anne.
À découvrir
Le Parc national de la Guadeloupe protège une mosaïque exceptionnelle de paysages terrestres et marins : massif volcanique de Basse-Terre, forêt tropicale humide, rivières, cascades, littoral, mangroves, îlets et espaces sous-marins. Créé en 1989, il ne correspond pas à un parc fermé doté d’une entrée unique. Son territoire est réparti sur plusieurs communes et comprend des zones de cœur soumises à une réglementation renforcée, ainsi qu’une aire d’adhésion associant les collectivités engagées dans la charte du parc. La fiche est rattachée à Saint-Claude car le siège administratif du Parc national se trouve à Montéran, sur les hauteurs de la commune. Ce bâtiment accueille la plupart des services de l’établissement et constitue un point utile pour obtenir des informations sur les itinéraires, la réglementation, les fermetures temporaires, les animations et les principaux sites naturels. Il ne remplace toutefois pas une maison de parc ou un centre d’interprétation complet : la découverte du Parc national se fait principalement sur le terrain. Saint-Claude est l’une des portes d’entrée majeures du massif de la Soufrière. Depuis la commune, les visiteurs rejoignent les Bains Jaunes, le départ des sentiers du volcan, la trace du Pas du Roy et plusieurs itinéraires forestiers. La météo peut changer très rapidement avec l’altitude : brouillard, pluies intenses, vent et baisse de température sont fréquents, même lorsque le littoral est ensoleillé. Les fermetures de traces liées à l’activité volcanique, aux éboulements ou aux travaux doivent toujours être respectées. Le Parc national joue également un rôle important dans la protection du Grand Cul-de-Sac Marin et d’autres espaces littoraux. Il est à la fois forestier et marin, ce qui lui confère une diversité rare parmi les parcs nationaux français. L’archipel est en outre reconnu comme réserve de biosphère, mettant en avant la recherche d’un équilibre entre conservation, activités humaines, transmission culturelle et développement durable. Le siège de Saint-Claude est lui-même intéressant par son architecture bioclimatique. Conçu pour limiter la consommation d’énergie, il utilise largement la ventilation et la lumière naturelles, produit une partie importante de son énergie grâce au solaire et intègre du bois issu d’une filière locale. Le bâtiment a reçu plusieurs distinctions liées à l’architecture durable et à la résilience face aux risques naturels. Une visite du Parc national ne se résume donc pas à l’adresse de Montéran. Avant de partir, il faut choisir un site précis, consulter la météo, évaluer son niveau physique, vérifier l’état des traces et emporter l’équipement adapté. Le siège permet d’obtenir des renseignements, mais chaque randonnée, cascade ou espace marin possède ses propres contraintes d’accès.
Les Abymes – Rivière Salée
La Rivière Salée est le bras de mer qui sépare Basse-Terre de Grande-Terre et relie le Grand Cul-de-Sac Marin au Petit Cul-de-Sac Marin. Ses berges sont occupées par un vaste ensemble de mangroves, de marais et de forêts marécageuses, formant l’un des milieux naturels les plus importants de l’archipel. Ce paysage n’est pas une simple forêt côtière : il joue un rôle essentiel dans la protection contre l’érosion, l’épuration de l’eau, le stockage du carbone et la reproduction de nombreuses espèces marines. L’un des accès pédagogiques les plus adaptés au grand public se trouve aux Abymes, sur le site de Taonaba – Maison de la Mangrove, à Belle-Plaine. Le domaine permet de comprendre les différents étages de végétation liés à la salinité et à l’humidité des sols. Palétuviers rouges, noirs, blancs et gris, mangles et végétation de forêt marécageuse se succèdent selon la proximité de l’eau et la fréquence des inondations. Des cheminements sur caillebotis et des parcours d’interprétation donnent accès à un environnement qui serait autrement difficile à traverser. La visite permet d’observer des crabes, des traces d’animaux, des oiseaux des zones humides, des insectes et les systèmes racinaires particuliers des palétuviers. Le calme est indispensable : la faune est discrète et se repère davantage à l’écoute des sons ou à l’observation attentive des berges. La mangrove de la Rivière Salée peut également être découverte depuis l’eau, notamment en kayak ou avec un prestataire spécialisé. Cette approche offre une vision différente des chenaux et des racines immergées, mais elle ne doit pas être entreprise sans préparation. La circulation des embarcations, les marées, la chaleur, les moustiques et l’absence de repères dans certains passages rendent l’accompagnement par un professionnel préférable pour les visiteurs qui ne connaissent pas le secteur. Le pôle Rivière Salée–Golconde protégé par le Conservatoire du littoral couvre environ 700 hectares de mangroves et de marais. Le secteur porte aussi des traces d’occupations humaines anciennes, notamment amérindiennes, qui témoignent d’une longue adaptation aux milieux humides. La visite doit donc être envisagée comme une expérience à la fois écologique, paysagère et culturelle, et non comme une simple promenade récréative. Les horaires et modalités d’accueil de Taonaba peuvent évoluer selon la programmation, l’entretien des passerelles et les activités guidées. Il est conseillé d’appeler avant le déplacement. La fiche utilise Taonaba comme point d’accès pratique, mais la mangrove de la Rivière Salée est un espace naturel beaucoup plus vaste qui s’étend au-delà du domaine.
Nature & RandonnéePetit-Bourg
La Cascade aux Écrevisses se situe au bord de la rivière Corossol, sur la Route de la Traversée, dans le territoire de Petit-Bourg. Depuis le parking, un sentier pavé traverse la forêt tropicale humide et rejoint rapidement la chute d’eau. La courte distance et les aménagements du parcours expliquent pourquoi ce site est l’un des plus fréquentés du Parc national de la Guadeloupe. Le parcours officiel mesure environ quatre cents mètres aller-retour. La durée de marche annoncée est d’environ trente minutes, avec un dénivelé très faible. Le sentier en pente douce a été conçu pour permettre la découverte de la forêt à un large public, notamment les familles, les personnes âgées, les personnes à mobilité réduite et les visiteurs malvoyants. Le site permet d’observer la végétation de la forêt humide : fougères arborescentes, grands arbres, lianes, épiphytes et plantes adaptées à une pluviométrie élevée. La fraîcheur et les sons de la rivière offrent une expérience très différente des paysages secs de Grande-Terre, même pour une visite de courte durée. La cascade et le bassin restent des milieux naturels. Les roches peuvent être extrêmement glissantes, la profondeur du bassin varie et la rivière peut monter rapidement après des pluies tombées en amont. La baignade n’est pas surveillée. Il faut renoncer à entrer dans l’eau lorsque celle-ci devient trouble, que le débit augmente ou que des pluies importantes sont annoncées. Le Parc national a engagé en 2025 et au début de 2026 des travaux de rénovation des carbets et du chemin d’accès afin d’améliorer la sécurité et l’accessibilité. La fin de la dernière phase annoncée était prévue le 3 avril 2026. Des interventions ponctuelles ou fermetures temporaires peuvent néanmoins toujours être décidées ; il faut consulter les alertes officielles avant le déplacement. Le parking peut être saturé dès la fin de matinée. Il est dangereux de stationner n’importe où sur la RD23 ou de traverser la chaussée sans visibilité. Une arrivée avant 09h00 améliore les conditions de visite et réduit la pression sur le site. Aucun savon, shampoing ou produit cosmétique ne doit être utilisé dans la rivière. Les visiteurs doivent rapporter leurs déchets, rester sur les cheminements et respecter les zones temporairement condamnées pour la restauration du milieu.
Nature & RandonnéeCapesterre-Belle-Eau
Les Chutes du Carbet forment un ensemble de trois cascades sur la rivière du Grand Carbet, dans le cœur du Parc national de la Guadeloupe. La rivière prend sa source sur le flanc oriental du massif de la Soufrière avant de descendre vers Capesterre-Belle-Eau. Les trois chutes correspondent à des sites et des itinéraires distincts, qui ne présentent ni la même durée, ni le même niveau de difficulté. La deuxième chute est la plus visitée. Depuis l’aire d’accueil située au terminus de la RD4, un sentier aménagé mène à un panorama permettant d’observer la cascade. Le parcours officiel est annoncé comme facile, mais l’humidité, les pentes et les marches demandent malgré tout de bonnes chaussures. L’accès au pied de la deuxième chute est interdit en raison des risques d’éboulement ; il faut rester derrière les barrières et sur les plateformes autorisées. La première chute demande une randonnée beaucoup plus longue et difficile. L’itinéraire officiel est annoncé pour environ trois heures, sur près de cinq kilomètres, avec plus de cinq cents mètres de dénivelé positif. Le chemin traverse une forêt très humide, des ravines et des secteurs escarpés. Il ne doit pas être entrepris sans eau, vêtement imperméable, chaussures adaptées et condition physique suffisante. La troisième chute est accessible par un autre départ et un itinéraire de niveau moyen. Son accès peut être fermé temporairement à la suite de chutes d’arbres, de dégradations de passerelles ou de travaux. Le suivi officiel du 2 juillet 2026 signalait une fermeture temporaire liée à une rambarde endommagée et à la chute d’un arbre, avec une réouverture prévue sous réserve de réalisation des travaux. Son statut doit donc être confirmé avant la visite. L’aire d’accueil de la deuxième chute est ouverte tous les jours de 07h00 à 17h00. Elle comprend un parking, des toilettes, une aire de pique-nique, une boutique, des informations et des aménagements de sécurité. Une participation financière est demandée pour financer ces services. Les tarifs applicables depuis juin 2025 sont de 6 € pour un adulte à partir de douze ans, 4 € pour un enfant jusqu’à onze ans et 14,50 € pour une famille répondant aux conditions précisées par le gestionnaire. Des tarifs de groupe et un pass annuel résident sont également proposés. Le sentier de la deuxième chute a été rénové. Le Parc national indique que les personnes en fauteuil roulant peuvent accéder au site d’accueil et au premier panorama, mais pas nécessairement à l’ensemble du parcours. Les autres itinéraires ne sont pas adaptés aux personnes à mobilité réduite. La pluie est fréquente dans ce secteur. Les sentiers peuvent être fermés rapidement après une crue, un glissement de terrain ou une chute d’arbre. Il faut consulter l’état des traces le jour même et ne jamais franchir une interdiction, même si d’autres personnes continuent.
Histoire & PatrimoineBasse-Terre
Le Fort Louis Delgrès domine la ville de Basse-Terre depuis le quartier du Carmel. Son implantation sur un promontoire permettait de contrôler la rade, les routes terrestres et les approches de la ville. Le site couvre plus de cinq hectares et offre de vastes panoramas sur Basse-Terre, la mer des Caraïbes et les reliefs volcaniques. Une première maison forte fut construite en 1650 par Charles Houël. Le site fut ensuite agrandi, renforcé et transformé à plusieurs reprises en fonction des conflits entre puissances européennes et des évolutions de l’art militaire. Remparts, bastions, poudrières, cours, passages et bâtiments témoignent de ces différentes périodes. Le fort est surtout associé aux événements de 1802. Les troupes du Conseil provisoire de Guadeloupe menées par Louis Delgrès y résistèrent à l’expédition du général Richepance, envoyée par Napoléon Bonaparte pour rétablir l’ordre colonial et préparer le rétablissement de l’esclavage. Le site permet de comprendre le rôle de Basse-Terre dans ce conflit et la portée politique du combat de Delgrès et de ses compagnons. Le parcours comprend une signalétique consacrée à l’organisation militaire du fort et des expositions permanentes. L’une revient sur la lutte de 1802, tandis qu’une autre évoque l’éruption de la Soufrière de 1976, période durant laquelle des scientifiques occupèrent la grande poudrière. Le fort relie ainsi plusieurs dimensions de l’histoire guadeloupéenne : colonisation, défense, esclavage, résistance et risques volcaniques. Délaissé par les militaires en 1904, le site fut classé monument historique en 1977. Le Département a engagé d’importants travaux de restauration et de réaménagement à partir de 2009. Le fort possède aujourd’hui une double vocation de parc urbain et de lieu de mémoire. Il constitue également un élément fondateur du réseau international des forts de la Caraïbe CARIFORTS. Les horaires détaillés publiés sont du mardi au vendredi de 09h00 à 16h30, puis le samedi et le dimanche de 09h30 à 16h30. Le fort est fermé le lundi et les jours fériés. L’entrée est libre. La visite se déroule en grande partie à l’extérieur. La chaleur, le soleil et les averses peuvent être importants. Les pavés, escaliers, pentes et passages anciens exigent des chaussures confortables. Certaines zones sont difficiles ou impossibles d’accès en fauteuil roulant. Il faut prévoir au moins une heure, davantage pour lire les expositions et parcourir les remparts. Le fort peut être associé à une visite du centre historique de Basse-Terre, de la cathédrale, du marché et du front de mer.
Deshaies
Grande Anse se trouve à quelques minutes au nord du bourg de Deshaies, sur la côte caraïbe de Basse-Terre. Elle forme une longue courbe de sable doré bordée de cocotiers, d’amandiers, de raisiniers bord-de-mer et de reliefs couverts de végétation. Sa taille, son cadre naturel et son orientation vers l’ouest en font l’une des plages les plus connues de Guadeloupe et un lieu particulièrement apprécié au coucher du soleil. La partie centrale concentre les principaux accès, les espaces de stationnement et plusieurs restaurants ou petites structures de restauration. Les extrémités sont généralement moins fréquentées, mais elles demandent davantage de marche sur le sable. Malgré la présence d’équipements à proximité, Grande Anse conserve une apparence naturelle et ne doit pas être assimilée à une plage urbaine entièrement aménagée. La baignade n’est pas surveillée en permanence. La mer peut sembler calme puis devenir rapidement plus énergique lorsque la houle arrive du nord ou de l’ouest. Les vagues peuvent casser fortement près du rivage, la profondeur augmente parfois rapidement et des courants sont possibles. Les jeunes enfants, les personnes qui nagent peu et les visiteurs ne connaissant pas les conditions locales doivent rester près du bord et renoncer à entrer dans l’eau lorsque les vagues sont puissantes. La plage est adaptée à une longue promenade, mais le sable peut devenir très chaud en milieu de journée. Les zones ombragées sont recherchées et rapidement occupées. Il faut éviter de s’installer directement sous des cocotiers portant des noix, dont la chute peut provoquer des blessures graves. Les eaux ne sont pas toujours idéales pour le snorkeling. La partie centrale est principalement sableuse et la visibilité dépend de la houle. Les zones rocheuses situées aux extrémités peuvent abriter davantage de poissons, mais elles sont aussi plus exposées aux vagues et aux rochers glissants. L’utilisation d’un masque et d’un tuba doit rester limitée aux journées de mer calme. La plage est très fréquentée pendant les week-ends, les vacances scolaires et la haute saison touristique. Le parking peut se remplir rapidement et les véhicules stationnent parfois le long des accès, ce qui complique la circulation. Arriver tôt permet de profiter d’une ambiance plus calme, tandis que la fin d’après-midi offre la plus belle lumière. Grande Anse peut être associée à une visite du bourg de Deshaies, du Jardin botanique ou des autres plages du littoral nord de Basse-Terre. Il est recommandé de ne laisser aucun objet de valeur visible dans la voiture et de repartir avec tous ses déchets.
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