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Plages, sites naturels, lieux historiques — découvrez les plus beaux endroits de la Caraïbe.
Awala-Yalimapo
Awala-Yalimapo est un village amérindien kali'na situé à la pointe nord-ouest de la Guyane, au confluent de la mer et de l'estuaire du Maroni. La communauté perpétue artisanat traditionnel — hamacs, vannerie, céramique — et accueille des visiteurs dans le cadre d'un tourisme solidaire et respectueux. Le village jouxte la réserve de l'Amana.
Saint-Laurent-du-Maroni
Le Maroni est le fleuve-frontière entre la Guyane française et le Suriname. Une expédition en pirogue motorisée depuis Saint-Laurent du Maroni permet de remonter vers les villages bushinengué (Marrons), héritiers des esclaves évadés des plantations hollandaises. Cultures, rites et arts ndjuka et saramaka se dévoilent au fil des berges de la forêt amazonienne.
Sainte-Luce
Nichée dans une baie naturelle protégée du vent et de la houle, Sainte-Luce est l'une des communes balnéaires les plus appréciées de la côte caraïbe sud de Martinique. Ses plages successives — la Grande Anse, la Baie des Anglais, la Plage de la Vierge — forment un chapelet de sables dorés sur plusieurs kilomètres, idéal pour les familles et les amoureux de nature marine. Les eaux calmes et peu profondes de Sainte-Luce sont exceptionnelles pour le snorkeling : une grande prairie d'herbiers de tortues vertes s'étend entre 0,5 et 3 mètres de profondeur au large de la Grande Anse. Des tortues vertes et des tortues imbriquées s'alimentent quasi quotidiennement dans ces herbiers, parfaitement habituées à la présence humaine. C'est l'un des meilleurs spots snorkeling tortues de l'île, accessible depuis la plage. Le bourg de Sainte-Luce conserve une architecture créole bien préservée — rues pavées, maisons en bois aux galeries fleuries, église du XIXe siècle — et une vie de village animée : marchés, restaurants de bord de mer et le fameux festival de Saint-Luce en août. La marina est le point de départ de nombreuses excursions en catamaran vers les plages du sud.
Trinité
Sur la côte atlantique nord de la Martinique, à Trinité, l'Anse l'Étang est LE spot de surf de référence des Antilles françaises. Une plage de sable brun sauvage, battue par une houle atlantique régulière et puissante, des rouleaux qui se forment à 150 mètres du rivage et déferle sur un fond de sable — la vague de l'Anse l'Étang est longue, régulière et accessible aux niveaux intermédiaires et confirmés. Le spot a accueilli plusieurs compétitions régionales et antillaises, et est la base de formation de nombreux champions caribéens de surf, bodyboard et longboard. L'atmosphère est celle d'une plage de surfeurs authentique : cabanes en bois des écoles de glisse, musique reggae, VW combi des années 70, coachs passionnés qui ont appris à surfer ici avant d'enseigner. Entre septembre et mars, quand la houle atlantique est au maximum, les vagues atteignent 1,5 à 2 mètres. Le reste de l'année, le spot reste rideable pour les apprenants. La plage elle-même, sauvage et peu fréquentée, offre une longue promenade sur le sable entre cocotiers et palétuviers. Le nord de la Martinique à son meilleur.
Awala-Yalimapo
La Réserve Naturelle de l'Amana, sur la côte nord de la Guyane entre les villages d'Awala et Yalimapo, accueille chaque année des milliers de tortues luth (Dermochelys coriacea) — la plus grande tortue du monde — pour pondre sur ses plages. Les sorties nocturnes guidées permettent d'observer de près ce spectacle naturel exceptionnel.
Fort-de-France
Dressé sur la pointe de la Baie des Flamands depuis 1640, le Fort Saint-Louis est l'une des fortifications militaires les plus imposantes et les mieux conservées des Antilles françaises. Conçu selon les principes de Vauban — bastions en étoile, fossés, casemates —, il a défendu la rade de Fort-de-France contre les attaques britanniques, hollandaises et pirates pendant plus de trois siècles. Fait unique aux Antilles : le fort est encore aujourd'hui une base militaire active de la Marine nationale française. Cette double vie — patrimoine historique et installation militaire opérationnelle — lui confère une atmosphère particulière, entre tourisme et vie militaire, que peu de monuments en France peuvent revendiquer. Les visites guidées, organisées depuis la côte en navette depuis le centre-ville, offrent une immersion complète dans l'histoire de la colonisation et des conflits caribéens. Du haut des remparts, la vue panoramique sur la baie de Fort-de-France — la plus grande rade naturelle des Petites Antilles — sur le port de commerce et sur les mornes verdoyants de Martinique est absolument saisissante. Un arrêt incontournable pour comprendre la géopolitique caribéenne des XVIIe et XVIIIe siècles.
Macouria
La Savane Matiti est une vaste plaine herbeuse inondée en saison des pluies, située près de Macouria. Ce milieu ouvert attire des milliers d'oiseaux : ibis rouges, spatules rosées, aigrettes, hérons, cigognes jabiru et rapaces en tous genres. Les matins brumeux d'octobre à décembre offrent des spectacles ornithologiques parmi les plus beaux de Guyane.
Rivière-Salée
La Rivière Salée est un chenal naturel de 18 km qui sépare les deux îles de l'archipel guadeloupéen. Ses berges sont couvertes d'une mangrove dense abritant hérons, aigrettes et crabes de terre. La traversée en kayak ou en bateau permet d'observer ce biotope fragile à l'abri de la houle, entre racines de palétuviers et eaux saumâtres.
Les Anses-d'Arlet
Sur la côte caraïbe sud de la Martinique, le village des Anses-d'Arlet est l'un de ces endroits qui existent encore tels qu'ils étaient il y a cinquante ans, miraculeux et précieux. Sa plage de sable blonde longe directement la rue principale du village — les maisons créoles aux couleurs pastel, la boulangerie, l'église néo-gothique aux pieds dans l'eau forment un tableau si parfait qu'il semble irréel. L'église Saint-Henri d'Arlet, construite au bord même de la plage dans les années 1920, est probablement l'édifice religieux le plus photographié des Antilles françaises. Son reflet dans l'eau calme de la baie aux premiers et derniers rayons du soleil est une image iconique de la Martinique touristique — et pour cause, elle mérite chaque cliché. Les pêcheurs locaux sortent leurs barques colorées chaque matin à l'aube et reviennent vers 8h30 avec leur pêche. Les restaurants de la plage — simples, authentiques, familiaux — proposent les poissons du jour grillés, les chatrou (poulpes) en fricassée et les lambis grillés dans une atmosphère sans chichis. Le snorkeling face au village, où les tortues marines sont quasi garanties, est parmi les meilleurs de la côte caraïbe.
PlageLe Prêcheur
Au bout d'une piste forestière qui part du Prêcheur, à l'ombre de la Montagne Pelée, l'Anse Couleuvre est l'une des plages les plus secrètes et les plus spectaculaires de la Martinique. Elle n'est accessible qu'à pied (2h de sentier côtier depuis le Prêcheur) ou en bateau depuis la marina de Case Pilote ou du Carbet — cette inaccessibilité est précisément ce qui en fait l'un des derniers sanctuaires naturels de l'île. La plage, longue de 400 mètres, est bordée d'une forêt tropicale dense qui dévale directement jusqu'au sable noir volcanique. En face, la mer des Caraïbes déploie ses nuances de bleu-vert dans une transparence cristalline. Le snorkeling dans les rochers qui encadrent la plage révèle une vie marine exceptionnelle — moray géantes, barracudas, tortues marines et coraux en bonne santé. Deux règles non écrites régissent ce lieu : ne rien laisser sur la plage, et ne pas couper les arbres ou cueillir les plantes qui la protègent. L'Anse Couleuvre est l'emblème de la Martinique sauvage, celle que les grands hôtels n'ont pas encore colonisée. Elle récompense largement l'effort du marcheur ou le plaisir du marin.
Les Anses-d'Arlet
Cachée au fond d'une anse sauvage, Anse Noire est l'une des plages les plus originales de la Martinique. Pour y accéder, il faut d'abord traverser Anse Dufour — la plage de sable blanc voisine — puis emprunter un sentier côtier de quelques minutes taillé dans la roche volcanique. Ce petit effort de marche suffit à décourager les moins motivés, laissant la plage dans une tranquillité relative. Le sable noir, teinté par la lave basaltique environnante, contraste avec la transparence absolue de l'eau. La baignade y est délicieuse et le snorkeling exceptionnel — tortues marines, poissons tropicaux et coraux colorés sont souvent au rendez-vous. L'anse est encaissée, protégée des vents, et l'atmosphère y est particulièrement intimiste. Aux abords de la plage, des poulpes se glissent entre les rochers et les pieuvres se cachent dans les anfractuosités. Les tortues vertes remontent régulièrement à la surface à portée de regard des nageurs. Un spectacle naturel qui n'a nul besoin de mise en scène.
Fort-de-France
La Bibliothèque Schœlcher est l'un des monuments les plus emblématiques de Fort-de-France. Conçue par Henri Pick pour l'Exposition Universelle de Paris en 1889, puis démontée et reconstruite en Martinique, cette structure métallique polychrome aux vitraux colorés est un véritable bijou d'architecture. Elle abrite aujourd'hui une bibliothèque publique au nom de l'abolitionniste Victor Schœlcher.
Kourou
Il n'existe pas beaucoup d'endroits sur Terre où l'on peut assister, en direct, au départ d'une fusée vers l'espace. Kourou, en Guyane française, est l'un d'eux. Le Centre Spatial Guyanais (CSG), opéré par l'Agence Spatiale Européenne (ESA) et le CNES, est l'un des ports spatiaux les plus actifs et les plus stratégiquement positionnés du monde : à 5° de latitude nord de l'équateur, les lanceurs bénéficient d'un slingshot naturel grâce à la rotation terrestre, réduisant la quantité de carburant nécessaire. Le musée de l'Espace, « Musée de l'ESA », est une visite incontournable même pour les non-initiés. Des maquettes grandeur réelle d'Ariane 5, des simulateurs de vol, des expositions interactives sur l'histoire de la conquête spatiale — deux heures minimum sont nécessaires pour en faire le tour. Le clou du spectacle : assister à un lancement depuis la Zone d'Observation du CSG. Le grondement des moteurs, la traînée de fumée blanche déchirant le ciel bleu de Guyane, le regard de centaines de personnes levé vers le même point du ciel — c'est un moment de communion collective rare. Les lancements sont publics et gratuits (sur inscription). Chaque fois qu'Ariane, Vega ou Soyouz décolle depuis Kourou, c'est un peu de l'histoire humaine qui s'écrit.
Basse-Terre
Christophe Colomb lui-même les aurait aperçues lors de son deuxième voyage aux Amériques en 1493. Quatre siècles plus tard, les Chutes du Carbet demeurent l'un des spectacles naturels les plus impressionnants des Antilles. Nichées au cœur du Parc National de la Guadeloupe, ces trois cascades successives dégringolent de la Soufrière avec une puissance et une grâce que les mots peinent à restituer. La Première Chute est la plus impressionnante : 115 mètres de chute libre, un mur d'eau blanc qui s'écrase dans un bassin encaissé avec un grondement sourd que l'on entend bien avant de la voir. La Deuxième Chute, 110 mètres, est la plus accessible et la plus photographiée — on peut s'approcher de la vasque pour se baigner dans l'eau froide et revigorante. La Troisième Chute, plus modeste, récompense les randonneurs qui poussent jusqu'à elle. Le chemin pour y accéder est une immersion totale dans la forêt primaire guadeloupéenne : orchidées sauvages, broméliacées accrochées aux arbres centenaires, chants d'oiseaux endémiques. Chaque visite est différente selon la saison, l'heure et la lumière.
Cayenne
Perché sur la colline dominant le centre historique de Cayenne, le Fort Céperou est le site fondateur de la présence française en Guyane. Construit à partir de 1643 par les colons français sur l'initiative du gouverneur Philippe de Poincy, ce fort en étoile à bastions a connu des décennies de batailles entre Français, Hollandais, Anglais et Portugais avant de devenir définitivement français en 1763. Aujourd'hui, les ruines des remparts en pierre taillée offrent un panorama exceptionnel à 360° sur Cayenne, l'estuaire de la rivière de Cayenne, les îles Rémire et l'immensité de l'Atlantique. Au coucher du soleil, la vue est l'une des plus belles de tout le département. Le site est classé Monument Historique et fait l'objet de fouilles archéologiques continues qui livrent régulièrement des artefacts de la période coloniale. Un chemin botanique balisé a été aménagé sur la colline, reliant le fort au jardin botanique adjacent et permettant d'identifier la végétation caractéristique du littoral guyanais — mancenilliers, bois-canon, figuiers maudits — avant de rejoindre le sommet et sa vue époustouflante.
Nord Martinique
Il existe en Martinique une randonnée qui ne ressemble à aucune autre : celle des Gorges de la Falaise, dans le nord de l'île, au fond d'un canyon entaillé dans la roche volcanique par des millénaires d'érosion. Ici, pas de sentier au sens traditionnel du terme — c'est la rivière elle-même qui est le chemin. Le parcours se fait dans l'eau, en remontant la rivière Falaise à travers une succession de cascades et de vasques naturelles. L'eau descend de la montagne fraîche et cristalline, l'air est saturé d'humidité, la végétation est si dense que la lumière du soleil peine à percer la canopée. Des parois de basalte s'élèvent de part et d'autre, couvertes de mousses et de fougères, créant un couloir naturel d'une beauté saisissante. L'expérience se termine sous une cascade de 14 mètres de hauteur, dans un amphithéâtre de roches noires que l'on ne peut atteindre qu'en nageant les derniers mètres. Le spectacle est à couper le souffle.
Kourou
À 15 kilomètres au large de Kourou, trois îles émergent de l'Atlantique guyanais dans un décor d'une beauté désarmante. L'Île Royale, l'Île Saint-Joseph et l'Île du Diable forment l'archipel des Îles du Salut — un nom trompeur, puisque ces terres paradisiaques ont abrité pendant plus d'un siècle l'un des bagnes les plus redoutés du monde. L'histoire est vertigineuse. De 1852 à 1947, plus de 70 000 forçats ont débarqué ici depuis la France, dont l'Île du Diable, réservée au secret, où Alfred Dreyfus a subi son calvaire et dont l'accès reste interdit. Les bâtiments pénitentiaires en ruine sont maintenant recouverts par une végétation exubérante : lianes, palmiers royaux et fromagers centenaires ont repris possession des cellules, des cachots, des ateliers. La nature a vaincu le bagne. La biodiversité est stupéfiante : agoutis, tortues marines (qui viennent pondre sur les plages de mai à août), balbuzards et frégates superbes peuplent l'archipel. Les abords immédiats des îles sont un paradis de plongée, avec une visibilité exceptionnelle et des coraux colorés. Séjourner une nuit à l'Auberge des Îles du Salut — l'ancien hôpital pénitentiaire reconverti — est une expérience inoubliable.
Bouillante
En 1960, Jacques-Yves Cousteau plonge pour la première fois dans les eaux de l'Îlet Pigeon et déclare : "C'est l'une des dix meilleures plongées du monde." Depuis, la Réserve Naturelle Cousteau s'étend sur 375 hectares de fond marin au large de Bouillante, sur la côte Caraïbe de Basse-Terre. Un écosystème corallien d'une richesse exceptionnelle, protégé depuis 1988. Les plongeurs de tous niveaux y découvrent des jardins de coraux multicolores — gorgones, éponges en tube, coraux cierges — habités par des centaines d'espèces de poissons tropicaux, des langoustes, des murènes et des tortues marines en liberté. Deux épaves historiques reposent par 15 à 25 mètres de fond, colonisées par une vie marine extraordinaire. La visibilité dépasse souvent 25 mètres. Pour les non-plongeurs, le snorkeling depuis la plage de l'Îlet Pigeon offre déjà un spectacle remarquable dans 1 à 3 mètres d'eau. Des dizaines de centres de plongée basés à Bouillante proposent des baptêmes, des explorations guidées et des formations jusqu'au niveau 3.
Sud Martinique
Il y a des endroits dont la réputation dépasse largement les frontières d'une île. Les Salines est de ceux-là. Élue régulièrement parmi les plus belles plages des Antilles françaises et des Caraïbes tout entières, cette vaste étendue de sable blanc immaculé bordée de cocotiers inclinés par le vent est l'image d'Épinal de la perfection tropicale. La plage s'étire sur près de deux kilomètres à la pointe sud de la Martinique, baignée par une eau turquoise d'une clarté exceptionnelle. L'ondulation douce des vagues, l'ombre généreuse des cocotiers et l'absence de construction en front de mer créent une atmosphère de bout du monde préservé, presque irréelle. En semaine, les Salines offrent un calme absolu. On y vient en famille pour pique-niquer sous les arbres, entre deux baignades dans cette eau à 28°C. Le weekend en revanche, les Martiniquais s'y retrouvent en nombre, transformant la plage en une fête de la convivialité créole, avec musique, grillades et joie de vivre. Deux atmosphères pour un même lieu magique.
Saint-Pierre
Fondée en 1651 et reconstruite après l'éruption de 1902, la Distillerie Depaz est nichée dans une ancienne habitation coloniale sur les pentes de la Montagne Pelée. Ses rhums agricoles AOC Martinique, distillés à partir de canne à sucre fraîche, sont réputés parmi les meilleurs des Caraïbes. La visite inclut jardins, alambics et dégustation.
Pointe-à-Pitre
Au cœur de Pointe-à-Pitre, sur la Place de la Victoire, le Marché Central de Guadeloupe est une institution qui anime la ville depuis le XIXe siècle. Ses quatre halles colorées — fruits et légumes, fleurs et plantes, épices et condiments, viandes et poissons — rassemblent chaque matin des centaines de marchands et de clients dans un ballet de saveurs, de parfums et de langues créoles qui donne le vertige. Le marché aux fleurs est l'un des plus spectaculaires des Caraïbes : anthurium géants aux spathes rouges et blanches, strelitzia orange et violet, héliconia en cascade, orchidées sauvages — une profusion tropicale qui envahit les trottoirs environnants dès 6h du matin. Les herboristes proposent des remèdes créoles traditionnels — citronnelle, bois d'Inde, sénevé, vétiver — dont les vertus sont transmises de génération en génération. Côté épices, le marché est une encyclopédie gustative de la cuisine antillaise : piments végétariens séchés, colombo fraîchement mélangé, vanille de Guadeloupe, muscade, cannelle, clous de girofle. Les vendeurs de jus frais pressés, de coco glacé et de sorbet-coco vendent à prix modeste les saveurs authentiques de l'île. Un passage incontournable pour comprendre la vie quotidienne guadeloupéenne.
Nord Martinique
La Montagne Pelée n'est pas un volcan comme les autres. À 1 397 mètres d'altitude, elle domine l'île entière, imposante et mystérieuse, enveloppée presque chaque matin dans une couronne de nuages qui lui confère une aura presque surnaturelle. C'est elle qui, en 1902, a anéanti la ville de Saint-Pierre en quelques minutes, effaçant une cité florissante de 30 000 âmes dans l'une des éruptions les plus meurtrières du XXe siècle. Aujourd'hui, la Pelée invite les marcheurs à gravir ses flancs drapés de forêt tropicale humide. La montée vers le Chinois — le sommet principal — est une expérience totale : on traverse d'abord des bambouseraies bruissantes, puis des zones de fougères arborescentes géantes, avant de plonger dans une ambiance alpine et minérale où la végétation disparaît au profit de la roche noire et du vent. Au sommet par temps clair, le panorama s'étend jusqu'aux îles voisines. La Pelée est aussi un laboratoire naturel unique. Depuis sa dernière éruption en 1932, la nature a reconquis chaque mètre carré avec une vitalité déconcertante. Observer cette régénération en marchant est une leçon d'humilité face à la puissance de la vie.
Grande-Terre
À l'extrême est de la Grande-Terre, là où les terres s'effacent peu à peu pour céder la place à l'océan, se dresse la Pointe des Châteaux. Ce promontoire calcaire battu par les vents et les vagues est le cap le plus oriental de la Guadeloupe — au-delà, il n'y a plus rien jusqu'à l'Afrique. L'endroit est d'une sauvagerie splendide, presque violente. Le chemin jusqu'à la croix culminante traverse un paysage de cactus, de roches blanches sculptées par le sel et le vent, et de végétation rase accrochée à la roche comme pour ne pas être emportée. À mesure que l'on progresse vers la pointe, la vue s'ouvre de plus en plus : d'un côté les eaux calmes et turquoise de la mer des Caraïbes, de l'autre l'Atlantique sombre et agité. La ligne de partage est visible à l'œil nu. Au sommet, par temps clair, on aperçoit La Désirade à l'est, Marie-Galante au sud et, certains jours, jusqu'aux sommets de la Dominique. Le retour se fait le long de la côte, avec la possibilité de plonger depuis les rochers dans des criques translucides à l'abri du vent.
Nord Martinique
Saint-Pierre fut autrefois la ville la plus prospère et la plus cosmopolite des Antilles françaises. On la surnommait le « Petit Paris des Antilles » : ses cafés élégants, son opéra, sa rue principale animée témoignaient d'une vie urbaine raffinée, d'un commerce florissant entre Europe et Amérique. Le 8 mai 1902 à 8h02, la Montagne Pelée a tout effacé en deux minutes. La nuée ardente — un mélange de gaz brûlants et de cendres projetés à plus de 600°C — a déferré sur la ville endormie, tuant les 30 000 habitants. Un seul homme a survécu : Louis-Auguste Cyparis, prisonnier dans sa cellule en pierre qui lui a servi de bouclier. Aujourd'hui, Saint-Pierre est une ville fantôme vivante, lentement reconstruite sur ses propres ruines. On se promène encore entre les murs noircis du théâtre, les colonnes effondrées de la cathédrale, les rails tordus de l'ancienne gare. Le musée Frank A. Perret conserve les objets fondus, les horloges arrêtées à 8h02. Dans la baie, les épaves de 18 navires coulés ce jour-là sont devenues un spot de plongée mondialement réputé.
Basse-Terre
On l'appelle « Karukéra, l'île aux belles eaux » en langue arawak, mais la Guadeloupe est avant tout placée sous le signe du feu. La Soufrière, culminant à 1 467 mètres au sud de la Basse-Terre, est le volcan actif le plus haut des Petites Antilles. Et contrairement à d'autres volcans endormis, elle ne se cache pas : fumerolles, odeurs de soufre, cratères qui sifflent — la Soufrière respire et rappelle constamment qu'elle est vivante. La montée vers le Grand Cratère est une expédition à part entière. On quitte le parking de Saint-Claude dans une forêt tropicale luxuriante, traverse des zones de végétation de plus en plus raréfiée, jusqu'à déboucher sur un paysage lunaire de roches grises et jaunes d'où s'échappent des panaches de vapeur sulfureuse. L'odeur est acre, l'atmosphère irréelle — on a l'impression d'évoluer sur une autre planète. Au sommet, par temps clair, l'archipel guadeloupéen se déploie à 360° : la Basse-Terre et la Grande-Terre séparées par la Rivière Salée, Marie-Galante au loin, et les Saintes minuscules sur l'horizon. Un panorama que peu de randonneurs oublient.
Fort-de-France
Le Grand Marché de Fort-de-France est le poumon économique et culturel de la capitale martiniquaise. Sous ses halles couvertes, marchands de bonda, épices, fruits tropicaux, légumes-pays, fleurs et artisanat créole se mêlent dans une ambiance haute en couleur. Un lieu incontournable pour acheter rhum, vanille, piment et souvenir authentique.
Capesterre-Belle-Eau
La Route des Épices traverse les terres agricoles de Capesterre-Belle-Eau, dans le sud de Basse-Terre, entre bananeraies, cacaoyères, vanilliers et plants de cannelle. Cette balade à vélo ou en voiture plonge dans l'économie agricole traditionnelle de la Guadeloupe, ponctuée de dégustations chez les producteurs locaux.
Saül
Le Parc Amazonien de Guyane couvre 3,4 millions d'hectares de forêt amazonienne primaire, soit un tiers du territoire guyanais. Ce véritable sanctuaire de biodiversité abrite des milliers d'espèces animales et végétales encore inconnues de la science. Les villages amérindiens et bushinengué qui le peuplent depuis des siècles y perpétuent des modes de vie ancestraux.
Deshaies
La Grande Anse de Deshaies est régulièrement classée parmi les plus belles plages de Guadeloupe. Son sable doré, ses eaux turquoise protégées par un récif et ses cocotiers en font un cadre paradisiaque dans le nord de Basse-Terre. Connue des téléspectateurs français pour avoir servi de décor à la série 'Death in Paradise', elle allie beauté naturelle et authenticité.