Réserve naturelle nationale des Nouragues
Régina / Roura
La Réserve naturelle nationale des Nouragues se situe au cœur de la Guyane, entre le fleuve Approuague et la Haute-Comté, sur les communes de Régina et de Roura. Créée en 1995, elle protège environ 105 800 hectares de forêt tropicale humide, d’inselbergs, de criques et d’écosystèmes très peu modifiés par les activités humaines.
La réserve accueille une station scientifique gérée par le CNRS, organisée autour des sites de Pararé et de l’Inselberg. Des chercheurs y étudient depuis plusieurs décennies le fonctionnement de la forêt amazonienne, la dynamique des arbres, les animaux, les sols, le climat et les effets des changements globaux.
Le territoire abrite une biodiversité exceptionnelle : grands félins, singes, tapirs, pécaris, oiseaux, chauves-souris, amphibiens, insectes et plus d’un millier d’espèces végétales inventoriées. Les observations restent difficiles dans la forêt dense et ne sont jamais garanties.
L’accès se fait principalement depuis Régina, après trois à cinq heures de pirogue selon le niveau de l’eau, le moteur, les arrêts et les conditions de navigation. Il n’existe aucune route permettant de rejoindre librement le cœur de la réserve.
La réserve ne doit pas être présentée comme un parc touristique ouvert en permanence. Le camp Arataï, situé à l’entrée de la réserve, est en cours de réouverture progressive mais reste actuellement fermé au public ordinaire selon le site officiel. Les séjours touristiques ne sont possibles que dans le cadre de dates tests ou d’opérations spécifiquement annoncées.
Les stations scientifiques de Pararé et de l’Inselberg ne sont pas des hébergements touristiques. Leur accès est réservé aux projets scientifiques, formations, opérations autorisées et visiteurs exceptionnels.
Il est interdit de se rendre dans la réserve sans autorisation ou opérateur habilité. Les risques comprennent la navigation, l’isolement, les arbres tombés, les crues, les animaux, les blessures, les maladies tropicales et l’absence de secours rapide.
Les visiteurs autorisés doivent respecter des protocoles stricts concernant les déchets, la nourriture, les prélèvements, le bruit, les déplacements et les contacts avec la faune. Aucun animal, plante, roche ou objet ne peut être prélevé sans autorisation scientifique.
Une visite virtuelle et des actions pédagogiques à Régina permettent de découvrir la réserve sans pénétrer dans son cœur. Les dates d’une éventuelle réouverture touristique doivent être vérifiées uniquement auprès du gestionnaire officiel.
La fiche est donc volontairement prudente : aucune durée ou réservation touristique permanente n’est proposée tant que le camp Arataï n’est pas officiellement rouvert.